LE LISEUR DE 6h27 - Jean-Paul DIDIERLAURENT - éd. LE DIABLE VAUVERT - mai 2014

Blog de pommesenroumois : COULEURS ET MOTS, LE LISEUR DE 6h27 - Jean-Paul DIDIERLAURENT - éd. LE DIABLE VAUVERT - mai 2014

4ème de couverture :

Employé discret, Guylain Vignolles travaille au pilon, au service d'une redoutable broyeuse de livres invendus, la Zerstor 500. Il mène une  existence maussade mais chaque matin en allant travailler, il lit aux passagers du RER de 6h27 les feuillets sauvés la veille des dents de fer de la machine...

Dans des décors familiers transformés par la magie de personnages hauts en couleurs, voici un magnifique conte moderne, drôle, poétique, et généreux : un de ces li vres qu'on rencontre rarement.

C'est le premier roman de Jean-Paul DIDIERLAURENT. Ce nouvelliste a été lauréat à deux reprises du fameux Prix Hemingway.

 

Ce livre était un "Coup de Coeur" de ma libraire au printemps dernier (Librairie Millefeuilles à Pont Audemer). J'ai donc lu la 4ème de couv. vite fait et j'ai eu un coup de coeur. Que voulez-vous, dés que l'on parle de livres... ma curiosité est insatiable. Je n'ai pas été déçue. Un livre optimiste et magique. Un livre  qui vous transforme le gris en mille couleurs ensoleillées. Un livre à emprunter, à acheter, à lire absolument et à partager évidemment. Bonne lecture

dimanche 19 octobre 2014 16:38 , dans LES LIVRES QUE J'AI LUS


LISTE DES CHOSES QUI NE SERVENT A RIEN, OU UN JOUR, OU PEUT-ETRE...

 

Des agrafes, des paillettes,

De la dentelle, des croquets pour la layette,

Des biais de coton, des rubans de soie,

Des initiales rouges sur des rubans,

Pour marquer le linge évidemment,

Du velours, de la passementerie,

De la doublure chatoyante,

De la moire entre les doigts qui chante,

Des aiguilles à tricoter pour faire des gilets,

Des crochets et du coton,

Pour composer des napperons,

Des aiguilles à coudre, droites, recourbées,

Des épingles de tailleur, des épingles à chapeau,

Des cotons à broder,

Du brillanté d’Alger,

Des laines à broder, et aussi à repriser,

Un œuf en bois, doux et luisant,

Pour réparer les chaussettes des enfants,

Et puis des boutons, des centaines de boutons,

Petits boutons nacrés sur un cordon sont rassemblés,

Les autres dans des boites, mélangés et disparates,

Boîtes métalliques de pastilles pour la toux

Boîtes à gâteaux, boîtes à chaussures,

Et des tissus : des coupons, des chutes et des échantillons,

Et aussi des patrons et des feuilles griffonnées de mensurations…

Des canettes et des bobinettes,

Des ciseaux, des rubans à mesurer, et des dés usés si petits…

Voici mon trésor de guerre,

Mais qu’en faire ?

Le jeter ? Certes non ! « Ca ne se fait pas » dirait grand-mère Eugénie !

Le donner ? Que nenni !

Me mettre à la couture ?

Dur, dur,

Je ne suis pas une pointure…

Tout était remisé dans une grande malle de voyage en bois et cuir,

A deux étages intérieurs.

Trois déménagements,

La grimace des transporteurs en supplément,

Une poignée de cuir a lâché,

Qu’importe, il faut la porter !

En Normandie, tout était dit.

La malle a trouvé sa place dans une chambre, au pied d’un lit.

Son contenu a été soigneusement rangé dans deux armoires, normandes je vous le dis. Tout ce petit fourbi, c’est mon enfance, mon terrain de jeux, mon domaine d’imagination, entre « le Petit Echo de la Mode » et les patrons, et ma grand-mère Eugénie qui s’affaire, quelques épingles dans la bouche, d’autres savamment préparées sur son tablier, le ruban autour du coup, et la craie grise dans la poche, et deux petites filles raides empotées, qui se prêtent aux essayages de jolies robes personnalisées, deux petites filles qui se disputent Modes et Travaux » et « Femme d’Aujourd’hui » pour guetter les futurs vêtements de leurs poupées… Et le souvenir des expéditions au Marché Saint-Pierre pour faire provision de tissus, et d’autres expéditions aux « Grands Magasins du Printemps » pour se tenir au courant de la mode et… pirater quelques modèles dans les cabines d’essayage sur un petit carnet de papier quadrillé…

Peut-être un jour, bientôt, je plongerai dans  ce trésor pour créer, inventer,… ou tout simplement réparer, ou pour rêver, en prétextant chercher un bouton….

 

 

 

 

Claire Leparmentier

18 juin 2014

samedi 18 octobre 2014 16:26 , dans FEUILLE BLANCHE... ET PLAISIR D'ECRIRE


L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage - MURAKAMI, Haruki - Belfond sept.2014

Blog de pommesenroumois :DES COULEURS, DES PARFUMS, DES MOTS..., L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage - MURAKAMI, Haruki - Belfond sept.2014

Résumé :

A Nagoya (Japon), ils étaient cinq amis inséparables : Akamatsu était surnommé Rouge, Omi était Bleu,, Shirane (Yuzy) était Blanche et Kurono (Eri) était Noire. Tsukuru Tazaki, lui, était sans couleur…

Tsuku est parti faire ses études à Tokyo alors que ses camarades sont restés à Nagoya. Un jour, ils lui ont signifié qu’ils ne voulaient plus jamais le voir… Sans aucune explication. Et d’ailleurs, lui Tsukuru, n’en a pas cherché.

Après plusieurs mois de torpeur, où son idée fixe était la mort, cet homme qui se croit incolore et qui semble insensible à tout ce qui se passe autour de lui continue sa vie. Il devient architecte, il construit des gares. C’est sa passion depuis toujours.

Puis Sara entre dans sa vie malgré un mur invisible entre eux qui empêche Tsukuru de se donner, de se lâcher. Pour briser cet obstacle, Sara lui demande de retourner en arrière dans sa vie pour y chercher la clef qui leur permettra de se rencontrer vraiment.

Je me suis attachée à ce personnage fascinant qui vit sans émotion dans un monde sans couleur, sans parfum, dans un environnement qui semble translucide et terne. Même sa passion pour les gares est vécue sans relief et sans forme. Une vie sans saveur… Si ! Quelques morceaux de Liszt au piano donnent une chaleur à laquelle on s’accroche. Et l’eau de la piscine, qu’il fréquente régulièrement pour nager mécaniquement mais qui semble lui procurer un instant apaisant, comme pour chasser des fantômes encombrants. Des rêves parfois envahissent ses nuits, rêves érotiques fougueux et colorés qui contrastent avec sa vie et qui le remplissent  de doutes angoissants !

Et voilà Sara, femme qui porte des vêtements dont les couleurs, soudain, éclairent notre lecture dans cet univers vide et plat. Pourtant, une muraille invisible les sépare mais Sara voudra que s’ouvre la porte par laquelle Tsukuru pourra enfin se montrer en couleur, dans ses couleurs.

Différent des autres romans de Murakami, cet ouvrage se lit non pas dans la tristesse, mais plutôt dans une sorte de nostalgie sereine et résignée, qui amène le lecteur à méditer, à se regarder dans le miroir, à regarder les autres dans ses souvenirs. Le manque de couleur, de relief, de sensations peut déconcerter, mais il faut continuer sa lecture, ça en vaut le coup ! Un très beau livre sur le regret, le doute, la confiance en soi.

samedi 11 octobre 2014 21:06 , dans LES LIVRES QUE J'AI LUS


REGARDS

 

Blog de pommesenroumois : POMMES EN ROUMOIS, REGARDS

FIGURE DE PROUE : Acrylique sur toile, encadrée.

Vous connaissez Granville ? non ? alors la prochaine fois que vous passez de Normandie à Bretagne -ou inversement -, arrêtez-vous, sortez ! Vous avez mille trésors à votre portée. Le Mont-Saint-Michel (choisir le début ou la fin de la journée pour de plus belles lumières), et Granville. Granville est perchée sur un rocher. Elle est parcourue par d'inombrables petites rues sympas, des galeries de peintures, des boutiques, des bistrots, des restaus. Vous descendez jusqu'au port pour remonter vers des quarties plus résidentiels -maisons avec jardin - mais vous y découvrirez la maison de Christian Dior et son magnifique jardin. A ne pas manquer aussi : le musée d'art moderne (chaque été une expo temporaire passionnante) et le vieux musée plein de trésor, dont cette figure de proue qui m'a envoutée. J'ai du me contenter du dépliant du musée, car on n'a pas le droit de photographier, même en demandant la permission. Ce mùsée retrace la vie locale de Granville, mille trésors vont vous fasciner. N'oubliez pas d'y emmener les enfants ! Alors, n'oubliez pas de vous arrêter à Granville.

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Blog de pommesenroumois : POMMES EN ROUMOIS, REGARDS

DEESSE ROUGE : Acrylique sur toile 30x30, encadrée.

Mon enfance à Versailles, mon square c'est le parc du Château. On a le jardin public que l'on peut. En éparpillant les tas de feuilles longuement édifiés par les jardiniers, je regardais les statues. Certaines sont mortes, d'autres vous interpellent. Dans les livres aussi... Je travaillais dans un CDI et en feuilletant un manuel, cette statue m'a arrêtée.

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 Blog de pommesenroumois : POMMES EN ROUMOIS, REGARDS

FEMMES ET FOULARDS : Acrylique sur toile 20x60, encadré.

Un exercice plus qu'autre chose. Les foulards sont plus réussis que les visages.

 

samedi 11 octobre 2014 21:04 , dans ENCRE ET PEINTURES ; CRAYONS, PINCEAUX ET PLUMES..


LE SHOW DE LA VIE - CHI LI

Blog de pommesenroumois :DES COULEURS, DES PARFUMS, DES MOTS..., LE SHOW DE LA VIE - CHI LI

Le show de la vie – CHI LI – Actes Sud 2011

(Extraits de la 4ème de couverture)

Dans la rue Jiquing, le quartier des restaurants de plein air, Lai Shuangyang vend des cous de canard. Femme forte, femme du peuple, par son courage mais aussi par sa capacité à se débrouiller, voire même de se transformer en harpie, cette héroïne de la Chine de toujours peut faire bouger l’ordre des choses…

Née en 1957, Chi Li a exercé la médecine pendant plusieurs années avant de se consacrer à l’écriture. Elle est considérée comme l’auteur le plus représentatif du courant néoréaliste chinois.

Un bon petit voyage en Chine entre tradition, révolutions et téléphone portable… une petite rue bruyante, animée et odorante et Lai Shuangyang qui dirige son entourage, peut-être plus douée pour gérer le sort des autres que le sien. Quoique. Elle vit sa petite vie simple et ne demande pas à décrocher la lune. Elle cultive le jardin qui l’entoure en somme, et elle s’en contente. Une façon de vivre bien ? C’est un petit roman court qui dépayse. A prévoir pour vos lectures de vacances.

Livre emprunté à la Bibliothèque d’Illeville sur Montfort,

fonds de la Bibliothèque Départementale de l’Eure

mardi 10 juin 2014 19:18 , dans LES LIVRES QUE J'AI LUS


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